Voilà, on a mis les voiles depuis 1 mois. 1 mois que nous sommes montés dans l’avion en direction de notre vie rêvée (celle dont on vous parlait ici il y a bientôt un an). 1 mois que nous sommes sur les routes d’Asie. Nous sommes actuellement au Népal, premier contact avec l’Asie. Comment on se sent ? A quoi ça ressemble la vie en voyage ? Qu’est ce qu’on ressent ? On se livre sur ce premier mois de voyage, qui ressemble encore un peu à des vacances mais fait naître en nous les racines de notre nouveau mode de vie. 

De longues vacances

La chose la plus frappante, c’est cette incapacité qu’ont nos cerveaux à assimiler ce que nous sommes entrain de vivre. 

Les larmes mises à part, nous sommes montés dans cet avion comme si on partait en vacances. Des vacances loin, mais des vacances avec une date de retour. 
D’ailleurs, n’avoir passé qu’une semaine à Istanbul a participé à ce sentiment. On avait effectivement une date de départ. Une semaine après.

Istanbul

Il n’empêche que j’en avais besoin.

Dans le couple ce n’est sans doute pas moi l’aventurière, la téméraire. Moi je ne suis bonne qu’à rêver. Alors j’ai ce “truc” qui fait que je rêve en grand, mais sans Bruno, je serais encore dans mon canapé à rêver. 

Bref, leurrer mon esprit avec une destination connue, aimée, et avec une date de fin, c’est ce dont j’avais besoin pour pouvoir décoller. Alors nous y voilà, Istanbul.

1 mois sur les routes d'Asie, premier bilan : Illusatrion, Istanbul

Cette ville incroyable que nous aimons tant. Les odeurs, les couleurs, les saveurs et l’accueil des turcs. Toujours aussi délicieux. Toujours aussi dingue. 

On se balade, on prend le temps. On se retrouve, aussi, car depuis notre retour à Paris nous n’avions pas été tous les 2. 

Commencer le voyage avec un ami

Et puis notre meilleur ami nous rejoint. Visite express d’Istanbul avec lui, puis on s’envole ensemble pour le Népal.

1 mois sur les routes d'Asie, premier bilan

Qu’est ce qui pourrait plus ressembler à des vacances entre potes que 3 amis dans un avion ?

Du coup ça continue d’aller vite, car Hamid repart ,lui, rapidement. Il ne reste que 10 jours au Népal et il veut en profiter. Alors nous on s’adapte, on suit le rythme des vacanciers. Et le cerveau aime ça, car il connaît ce rythme.

On visite Katmandou, on cherche le lever de soleil sous la mousson dans la vallée. Puis on fait un trek à Pokhara, on mange des momos et des dhal bat. On accepte les douches froides et les toilettes sales en se marrant parce que ce sont les vacances. Des vacances entre amis….

Le Voyage comme mode de Vie

Puis Hamid s’en va.

Alors on est au Népal, comme deux couillons et on ne sait pas par où commencer.

Nous sommes à Pokhara, en plein centre du Népal. On pourrait presque dire qu’on en a fait le tour. Il ne nous manquerait qu’un petit safari dans le parc national du Chitwan et la boucle touristique classique serait bouclée.

Sauf qu’on reste au Népal encore 2 mois. Sauf qu’on n’en a que faire des attractions des guides. Bah merde alors ! Qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire ?!

Apprendre à vivre en voyage

Et comme la réponse à cette question n’est pas arrivé à notre esprit immédiatement, on a décidé de ne rien faire. C’est à dire, de ne pas bouger. On a le temps. Et on (je) a besoin de prendre nos marques. De s’acclimater. De prendre un rythme qui puisse être un rythme de vie.

1 mois sur les routes d'Asie, premier bilan

Et puis la mousson c’est plus chiant que ce qu’on pensait… donc la décision est prise, on se pose et on laisse passer les orages 😉

Alors on s’installe pour deux semaines à Pokhara. La saison touristique n’est pas lancée et on est relativement tranquille.

On se lève le matin, on bosse puis on va se balader. On essaye de rencontrer des gens d’ici, d’apprivoiser les coutumes, les goûts, les odeurs, les paysages, les gens. (Notez que Pokhara n’est sans doute pas l’endroit le plus représentatif du Népal mais plutôt un espèce de resort géant adapté aux touristes occidentaux. Mais bon, comme partout, il y a toujours moyen de s’échapper )

On réfléchit beaucoup, et on prévoit un peu ce que nous ferons ensuite. Mais pas trop quand même.

Et puis on s’est mis au Yoga et à la méditation.

Bref, on essaye de vivre notre vie, de s’installer dans ce nouvel univers avant de se déplacer à nouveau. Lentement.

Se dépasser

Le Népal ça ressemble à tout sauf à ce qu’on connait. On vit des trucs incroyables. Mais c’est déstabilisant parfois.

1 mois sur les routes d'Asie, premier bilan : Intérieur d'un bus au Népal

Dans une seule et même journée j’ai dû prendre un bus vieux comme le monde, bondé de gens et de poules, sur des chemins défoncés et inondés en bordure de montagne.

1 mois sur les routes d'Asie, premier bilan

Nous avons croisé un cobra, je suis tombée dans de la bouse de buffle, nous avons dormi avec une tarentule. On a pris une douche gelée au milieu de la montagne, après s’être fait bouffer les pieds par des sangsues. L’orage a éclaté en plein milieu de la nuit et une femme s’est assise sur mes genoux dans le bus du retour. Ah et un nid de frelon s’était installé au dessus de la fenêtre de notre chambre d’hôtel pendant notre absence.

Voilà. C’est le moment où je me suis clairement demandé ce que je foutais dans cette galère… Et ça ne faisait pas 3 semaines qu’on était parti…

Et puis finalement, on a survécu pas vrai ?! Finalement, c’est la réalité des gens d’ici, en tous cas de certains. En fait, je trouve ça drôle. Je suis même fière de moi. Et nous qui conversons avec l’univers, on se dit ok ! Tu nous testes ! Après nous avoir déroulé le tapis rouge pour réaliser nos rêves, tu les mets à l’épreuve ? Bah mon ptit gars je vais te dire un truc, on n’est pas prêt de lacher !

La chance du voyage au long cours

Bah ouais, on n’a pas perdu le nord. On a juste fait une pause le temps de se lancer. Mais on est là parce que ça nous rend heureux. Parce qu’on est curieux, parce qu’on croit, dur comme fer, que l’on peut rencontrer ce monde et l’aimer.

On se rappelle à chaque instant la chance que l’on a. Non pas d’être en voyage, ça c’est juste parce qu’on a une bonne grosse paire de c…. Mais la chance qu’on a d’être en bonne santé, et d’avoir le bon passeport.

Passeport Français, une carte chance !

Les premiers contacts avec les gens, nous font nous rendre compte de cette chance.
Nous parlons finalement peu de notre voyage aux gens que nous rencontrons. Pour l’instant on a un peu honte en fait.

Mais eux se livrent un peu. Et au delà des réalités économiques, le simple fait d’obtenir un visa est un parcours du combattant pour les Népalais. (Pas les riches hein ! Les riches, c’est partout pareil… c’est un pays à part la richesse…)

1 mois sur les routes et avoir le temps

Le luxe ultime c’est le temps qu’offre un voyage au long cours. 15 jours ici à Pokhara, on ne l’aurait jamais fait si on n’avait eu de simples vacances. Mais on l’a fait. Et le temps finit toujours par payer.

1 mois sur les routes d'Asie, premier bilan

On a rencontré une famille extraordinaire, qui nous a accueilli comme si nous étions du même sang. Et puis il y a eu Ganesh notre prof de Yoga avec qui nous avons rendez vous en Inde où il vit. Rohet, un touriste indien, prof d’université qui nous attend chez lui à Pathna dès qu’on y arrive. Et Ramesh, ce jeune homme qui travaille pour financer les études de son petit frère en Australie. Et puis Cédric, ce lyonnais arrivé au Népal en vélo…

Au fond, le temps ne se perd pas, il se savoure et change les choses.

Voyage en Asie : 1 mois sur les routes

Alors le bilan après 1 mois sur les routes ? Et bien on commence tout juste à prendre le pouls du Népal. Et le nôtre avec. On ralenti, on s’émerveille, on s’énerve, on a peur, on rit, on adore, on déteste et on pleure de joie… Et tout ça en moins de 5 minutes…

Voyager à 7000 kms de chez soi sans date de retour c’est un peu devenir bi-polaire. Toutes les émotions sont exacerbées. Et chez moi qui suis une sentimentale du genre romantico-guimauve, elles sont AU TAQUET !

On a déjà dit qu’on voulait rentrer (ça c’était la faute de l’araignée géante), et aussi qu’on ne voulait plus jamais quitter le Népal (ça c’était la faute des sourires magiques des Népalais et croyez nous, ils sont doués 😉 ).

1 mois sur les routes d'Asie, premier bilan : les sourires des népalais

Bref, ça fait 1 mois qu’on est sur la route, ça fait 1 mois qu’on se prend nos sentiments, nos contradictions et nos certitudes en plein dans la tronche. Un mois qu’on a le coeur à fleur de peau et que nos esprits se nourrissent de tout ça. Et je vais vous dire, c’est pas une araignée qui va nous faire faire demi tour.

Finalement, après 1 mois à ne pas savoir de quoi sera fait demain, nous apprenons à ne pas nous en soucier. C’est pas si facile mais comme dirait Ganesh, notre prof de Yoga : “Nous sommes ici et maintenant et c’est tout ce qui compte ! “

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Vous avez envie de réagir ? Des questions à nous poser ? Vous aussi vous vivez actuellement sur les routes et vous voulez nous faire part de votre vision et ressenti ? N’hésitez pas à nous laisser un petit mot en commentaire, vous savez qu’on adore ça 😉

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Mademoiselle A

Diplomée en tourisme, je parle 4 langues. Je suis une amoureuse des voyages et des autres. Trouillarde invétérée je dépasse mes peurs dès que je m'envole vers d'autres contrées. Je fais confiance à la vie et à Mister B, mon mari et compagnon de voyage depuis plus de 12 ans. Je suis la plume de ce blog construit à deux autour de nos aventures passées et futures.

Cet article a 4 commentaires

  1. Quel magnifique partage que vous nous offrez là..merci infiniment. On ressent tellement de sincérité mlle A que j’ai juste envie de vous dire. Non, surtout ne lachez pas car j’attends la suite avec impatience ! C’est un grand bonheur pour moi de vous lire et de regarder vos photos. Bises à vous 2

    1. Merci pour ces jolis mots qui nous donnent envie de continuer à partager nos histoires et nos aventures.

      On t’embrasse 🙂

  2. Hello,
    Si vous êtes amenés à passer par la Thaïlande, faites moi signe ! J’habite à Bangkok depuis un an et demi 😉

    1. Hello,

      C’est adorable et ce sera avec plaisir !
      La Thailande est prévue pour fin 2020 début 2021, on t’écrira à ce moment là, au moins pour que tu nous donnes tes adresses préférées 😉

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